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Les médicaments pour les maladies infectieuses et non transmissibles, de base, sont un élément essentiel de la prestation de soins de santé. Sans eux, de nombreuses affections deviennent plus difficiles à prévenir et plus coûteuses à traiter. L’accès à ces médicaments est également le signe d’un système de santé qui fonctionne bien et qui permet de réduire au minimum les interventions coûteuses en soins aigus, grâce à des mesures visant à maintenir les patients atteints de maladies chroniques stables et conformes pendant de longues périodes. En dépit de ces preuves, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’un tiers des 1,2 milliard de personnes en Afrique n’ont pas accès aux 433 médicaments et vaccins de la dernière liste des 20 médicaments essentiels, dont la plupart sont des médicaments génériques hors brevets. Pendant des décennies aux États-Unis et en Europe, selon l’OMS, l’élimination de cette lacune permettrait de sauver 10 millions de vies dans le monde chaque année, la région Afrique en bénéficiant le plus. Les explications sur l’incapacité à améliorer l’accès aux médicaments essentiels varient, mais les principaux facteurs semblent être la faiblesse des infrastructures de santé, les goulets d’étranglement de la distribution au niveau des grossistes et des pharmacies, en particulier au «dernier kilomètre» du patient en attente, la mauvaise

réglementation des médicaments de qualité inférieure, falsifiés et contrefaits et l’incapacité du patient à payer. Bien que le rôle que les médicaments brevetés jouent dans la limitation de l’accès soit souvent cité, seule une poignée de médicaments de la liste OMS sont exclusifs. Beaucoup de ces produits sont inclus dans les programmes volontaires de dons de médicaments administrés par les grandes compagnies pharmaceutiques multinationales, certaines entreprises ayant renoncé au droit à l’exclusivité pour leurs médicaments brevetés dans les pays les plus pauvres. En septembre 2017, un projet OMS d’accès aux médicaments lancé en 2012 dans 15 pays d’Afrique subsaharienne avec le soutien de l’Union européenne (UE) a achevé son travail avec un rapport citant des améliorations significatives dans la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique de la région visant le paludisme et la tuberculose. On a également cité l’enregistrement plus rapide des médicaments essentiels par les autorités de réglementation locales et la progression vers l’engagement en faveur de la couverture sanitaire universelle en tant que droit fondamental de la citoyenneté. Dans ce panel, les participants évalueront l’état actuel de l’accès aux médicaments en Afrique, lié au référentiel de la liste des médicaments essentiels de l’OMS. Il s’agira d’identifier les moyens

d’éliminer les obstacles à la coopération entre les différents acteurs publics et privés pour améliorer les performances de la région en vue de l’accès universel aux médicaments essentiels et de discuter des problèmes d’accès autour du domaine de plus en plus important du diagnostic, où la préparation de la première liste des éléments essentiels de l’OMS est en cours. Enfin, le groupe mettra l’accent sur d’autres accords de partenariat novateurs axés sur les maladies émergentes non transmissibles comme le cancer, qui tue chaque année 60% de plus d’Africains que le paludisme. L’Africa Access Initiative (AAI), une initiative conjointe des ONG et du secteur

privé lancée l’an dernier par BioVentures for Global Health à Seattle, en collaboration avec Pfizer, Takeda Pharmaceuticals, la Fédération internationale des fabricants et associations pharmaceutiques (IFPMA)

et l’Organisation africaine de recherche
et de formation sur le cancer (AORTIC)
sont un exemple important et prometteur.
AAI mettra en commun l’expertise et
les ressources de chaque partenaire dans
le but initial de fournir des médicaments de chimiothérapie vitaux importants pour les patients atteints de cancer dans cinq pays.

Aborderont ce sujet :

Monsieur Denis Broun, CIPLA

Monsieur Paul Lalvani, Empower school of health

Docteur Annette Seck Ndiaye, PNA

Docteur Aboubacrine SARR CT Pharmacie/MSAS

Modérateurs :

Pr Souleymane Mboup, IRESSEF-Sénégal
Pr Guélaye Sall, UAHB

Président :

Dr Raymonde Goudou-Coffie RCI

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