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Les soins de santé représentent un marché de 35 milliards de dollars en Afrique subsaharienne, dont au moins la moitié est financée directement par les patients grâce à des paiements directs aux prestataires. Les gouvernements, les organismes donateurs et les experts indépendants s’accordent à dire que l’accès accru aux soins dépend de l’augmentation des financements par le biais de régimes privés d’assurance collective prépayés pour compléter le paiement par les riches et le secteur public. Cependant, la croissance du marché global de l’assurance maladie a été entravée par les variations régionales des normes d’octroi de licences et de réglementation ainsi que par la faible stabilité financière des régimes due à des informations peu fiables sur les expositions aux risques. Cela a rendu le marché régional de l’assurance moins attrayant pour les investisseurs occidentaux ayant une expérience dans la couverture de grandes populations avec une grande diversité de conditions de santé. Récemment, cependant, une coalition d’organisations internationales de développement s’est engagée à investir des ressources importantes pour assurer la couverture sanitaire universelle de tous les Africains, notamment en étendant des précédents sur les régimes d’assurance privés et communautaires en Afrique du Sud, en Namibie, au Rwanda et au Sénégal.

En août 2016, l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale, le Fonds mondial, l’OMS et la Banque africaine de développement ont promis 24 milliards de dollars au cours des trois à cinq prochaines années pour atteindre cet objectif. L’espoir est que cette vaste initiative régionale, visant à stimuler les infrastructures, encouragera davantage d’investissements privés et de capital- risque pour créer des produits d’assurance santé pour le marché local. Les panélistes exploreront les lacunes dans la réglementation et les pratiques commerciales qui découragent les investissements dans l’assurance maladie, en particulier pour une classe moyenne croissante désireuse de dépenser un revenu discrétionnaire pour la santé. Comment répondre aux besoins des populations à faible revenu et indigentes, conformément aux réalités financières ? Comment trouver les améliorations techniques dans l’ajustement des risques et le marché de réassurance en facilitant plus de partenariats pour partager les risques et promouvoir les meilleures pratiques et l’apprentissage des pays, pour le bénéfice de toute la région ?

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